Coupe de Namur "Albert Daffe": Arsi tombe avec les honneurs
Devant une belle affluence dans une salle du Voisin à Auvelais que l'E.V. Arsimont connaît bien pour ses entraînements mais rarement pour ses joutes officielles, les équipes dames (P3D) et messieurs (P2M) d'Arsi ont disputé les 1/32 de finale de la Coupe de Namur "Albert Daffe". Deux défaites, certes, mais deux prestations pleines de promesses.
Face à une équipe de Floor F C évoluant une division au-dessus et composée de jeunes joueuses très talentueuses, les P3 Dames d’Arsimont ont livré une bataille sans jamais baisser les bras. Le début de chaque set, avec un bonus de +2 au score pour l'E.V.A., laissait entrevoir une rencontre équilibrée. Et elle le fut… pendant quelques échanges. Dans le premier set, Arsi mène 9-6 avant que la serveuse et joueuse offensive #16 de Floor F, à savoir Olivia Gillet, ne fasse basculer la manche : 9-21, puis 14-25. Le deuxième acte suit un scénario similaire : Floor F prend les devants à 2-5, Arsi revient à 8-9 avec beaucoup de cœur à l'ouvrage, mais les visiteuses accélèrent pour atteindre 8-16 et s’imposent enfin 12-25. Le troisième set est le plus disputé. L'E.V.A. mène 8-6, résiste jusqu’à 14-17, mais finit par céder 15-25.
Noëlle Pietquin, parfois isolée, a néanmoins su créer le danger. Les libéros Nora Belgnaou et Faith Damo ont livré une prestation défensive remarquable. Dans un contexte difficile, le Coach Rémy Larsimont a dû faire des choix tactiques délicats, il avait notamment besoin de taille pour essayer de contrer les smashes floreffois. Il comprend la frustration de certaines joueuses non alignées, mais souligne surtout la belle prestation d’ensemble : « Il y aura d’autres occasions. »
Les P2 Messieurs d'Arsimont, eux, ont offert au public présent un thriller haletant en trois actes contre Voll’Ohey B. Le score ne dit pas tout. Face à une équipe oheytoise expérimentée, les hommes d’Arsi ont offert un véritable suspense, digne des plus grands rendez-vous du volley provincial.
Dès le set initial, Coach Gowie impose une discipline de fer aux joueurs d'Arsi. Le big man arsimontois Julien Sorée est impérial au filet, son équipier Corentin Simon parfait en libéro. Les échanges sont longs, intenses et très disputés. Mais Ohey, plein de métier, arrache le premier set 22-25. Le deuxième acte voit Rémy Larsimont briller à la passe, mettant l'audacieux Livio Amato en orbite. Ce dernier est déchaîné et multiplie les belles actions. Malgré quelques erreurs, Arsi pousse jusqu’au bout, mais cède sur le fil: 23-25. Notamment sur de subtils ballons placés par Larsimont ou sous le pilonnage des frères Amato, de Racour ou de Sorée, Ohey semblait parfois plier mais ne rompait pas… Le troisième acte est une montée en tension. Gaspard Mathy sort de sa boîte, Yanis Imanga réalise des actions décisives. Arsi obtient une balle de set qui aurait pu tout changer. Mais Voll'Ohey ne tremble pas, profite de quelques derniers balbutiements des joueurs locaux et conclut 26-28.
On n'a rien a reprocher à l'ensemble du groupe arsimontois car c'est bien connu: "Qui ne tente rien n'a rien" et il fallait effectivement bien tenter quelque chose pour surprendre les très solides adversaires oheytois. Cela n'a juste pas été décisif et en faveur d'Arsimont à la fin de chaque manche. Mention spéciale aux libéros sambrevillois Corentin Simon et Bastien Maudoux, absolument exemplaires en défense.
Deux défaites, oui. Mais deux rencontres qui feront grandir les joueuses et joueurs d’Arsi. Le niveau était relevé, l’intensité au rendez-vous, et le public conquis.
Continuez avec gnaque et calme, les jeunes.
Chaque défaite est une leçon. Chaque match, une opportunité. Et chacun, chacune, aura sa chance à saisir en cours de saison.
Quelques photos de Monsieur Jean-Luc Lion (agrandir en cliquant sur la photo):
| À l'image de Maëlle Dohet, Nono Pietquin ou Romane Mathy, les Arsimontoises ont tout donné pour essayer de lutter contre une très forte équipe floreffoise |
| Un beau service appuyé d'Héléna Cordier, très appliquée dans le geste |
| La Salle du Voisin a vibré ce 4 octobre: l'enthousiasme et la gnaque des Arsimontois n'ont néanmoins pas suffi et Ohey n'a finalement pas craqué |